Lundi 28 mai 2012
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11:27

Quand on pense aux efforts qu'a dû déployer le premier australopithèque pour se
tenir sur ses seuls ripatons et faire des pieds et des mains pour pouvoir faire de ses mains autre chose que des pieds... on peut se demander pourquoi on passe aujourd'hui tant de temps à se
demander sur quel pied danser.
A cloche ou d'arrache, sur terre ou marin, au plancher ou sur les pointes chaque bipède - parfois bête comme les siens
- passe sa vie à courir: le cyclope au bon oeil, le grincheux levé du gauche mais rarement dans le même sabot.
Levé pour l'improviste, de grue pour le patient et de guerre pour les gros bras, on ne fait que couper l'herbe qui y
pousse dessous avant d'en mettre un dans la tombe voire deux et qu'ils partent devant soi.
Je sens bien que je vous les casse - si, si, je sens bien qu'il s'y est glissé quelque épine, alors permettez moi nez
en moins de termi-nez par ce pied de nez !
Par Vegas-sur-Sarthe
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Publié dans : Mes textes impromptus
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Samedi 26 mai 2012
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07:30

Les galets écoutent la mer
qui leur raconte des légendes (*)
peuplées de monstres, de chimères
de flibustiers de contrebande.
Elle décore son récit
de cônes et de porcelaines
y ajoute de-là de-ci
quelques bigorneaux et solens.
Quand l'histoire se fait tragique
viennent patelles et berniques
comme autant de mauvais présages
noircir le sable de la plage.
Mais viendra le tour des amandes,
et des pétoncles de saint-Jacques
venus d'îles paradisiaques
et les galets en redemandent...
(*) (Max Alhau)
Par Vegas-sur-Sarthe
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Publié dans : Mes défis du samedi
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Lundi 21 mai 2012
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08:00
Mais comment faire lorsque l'inspiration n'est pas au rendez-vous ?
C'est ce qu'ont cherché à savoir les Impromptus Littéraires...
Ceci n'est pas une réponse à la question, aussi rien ne vous oblige à lire
Jusqu'alors je ne m'étais jamais lancé dans l'exercice sans mes biscuits,
mes rations de survie ou au moins une roue de secours - gardant précieusement sous le coude, histoire d'assurer mes arrières vu que le devant ne risque plus rien, quelque sonnet en vers et contre
tout, quelque arrière-pensée de Pascal, rimes empruntées, citations wikipédiennes ou un machin dans ces Zola - car j'avais trop peur de rester en carafe, la plume racornie, englué dans la marge
sans espoir d'atteindre jamais le bout de la ligne, en proie aux affres de cette maladie honteuse que les spécialistes nomment leucosélophobie et qui transforme votre moindre petite phrase en une
suite de mots insipides, et pourtant c'est arrivé, sournoisement, insidieusement, je dus me rendre à l'évidence (si vous voulez l'adresse, n'hésitez pas à demander), j'étais bel et bien desséché,
contaminé, ramené au rang des scribouillards stériles qu'une arthrose galopante envahit depuis la partie supérieure du cortex frontal gauche jusqu'au bout du petit doigt (qui n'avait évidemment
rien à me dire) et qui fait d'eux la risée des médias en tous genres... alors tandis que je tirais la langue tel un caméléon boulimique à la recherche d'un insecte suicidaire, j'ai senti une main
invisible tenir ma main et tracer ces mots - ceux-là même que vous lirez peut-être si j'ose les publier - des mots d'excuse, d'explications confuses, de vaines justifications, bref (pour faire
court) j'étais sec, éteint, inutile, en un mot infécond à tel point que j'accueillis comme une délivrance ce coup de point final .
Par Vegas-sur-Sarthe
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Publié dans : Mes textes impromptus
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